
Porté par une 47e édition toujours marquée par une large ouverture stylistique (ce fameux « s » ajouté au mot jazz), le Rhino Jazz(s) Festival a une nouvelle fois proposé une programmation où se côtoient grandes voix du blues, projets émergents et musiques venues de tous horizons. La traditionnelle Nuit du Blues a offert un superbe plateau avec Justina Lee Brown et Robert Finley, dont nous présentons ici des vidéos inédites grâce à notre partenaire Ti and Bo.
Pour Ludovic Chazalon, directeur artistique et programmateur du festival, « le bilan du Rhino Jazz(s) Festival 2025 est très bon, avec près de 80 % de taux de remplissage sur les 29 lieux partenaires ».
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Découvrez 9 clips inédits de la Nuit du Blues avec Robert Finley, Justina Lee Brown et le concert intégral de Cynthia Abraham !
47 ans, déjà !
En près de cinquante ans d’existence, le Rhino Jazz(s) Festival s’est imposé comme un rendez-vous majeur entre Loire et Rhône. « À son début, le festival, créé par Jean-Paul Chazalon, proposait un ou deux jours d’événement, puis s’est rapidement étendu jusqu’à devenir aujourd’hui une itinérance de territoire rassemblant chaque année une trentaine de lieux de concert entre Loire et Rhône », rappelle Ludovic Chazalon. Une manière d’ancrer le projet dans le territoire tout en multipliant les rencontres avec des publics très différents.

Un festival itinérant et prescripteur
Ce qui fait l’identité du festival, ce sont autant les artistes programmés que les lieux investis. « Son ADN est avant tout la découverte d’artistes qui, pour certains et certaines, sont devenu(e)s des artistes de renommée internationale (Youn Sun Nah, Tigran Hamasyan, Sandra Nkaké, Fatoumata Diawara, Hiromi…) », explique Ludovic Chazalon. « Sa particularité est d’investir des lieux très variés pour l’organisation de ses concerts, d’un patrimoine industriel à l’Opéra de Saint-Étienne en passant par une petite église. »
« La nuit du blues a une place particulière »
Un rendez-vous à part
Au fil des années, la Nuit du Blues est devenue l’un des temps forts du festival. « La Nuit du Blues a une place particulière car elle est la soirée attendue des fans de blues et des profanes. Elle est le point de jonction de différents publics et nous tentons chaque année d’en faire une forme de soirée à part entière », souligne Ludovic. Un moment de grandes émotions scéniques pour lequel le public se montre fidèle.
Cette année, la soirée a particulièrement marqué les esprits. « Saisissante d’émotions par la voix si personnelle de Justina Lee Brown, cette artiste a complètement saisi le public. Robert Finley était très attendu, son histoire est tellement particulière, ce qui en fait un artiste à part ; son concert l’a remarquablement traduit. ».
Ces deux prestations résument à elles seules l’ambition de cette Nuit du Blues : conjuguer exigence artistique et partage avec le public. Le blues est une musique de fête, il faut le rappeler.

Quand on demande au programmateur quels sont ses plus beaux souvenirs de ces nuits du blues, plusieurs soirées se détachent. « Trois artistes ou groupes me viennent à l’esprit. Lorsque nous avons imaginé avec Jack Bon un concert unique, le groupe “Route 69 to Le Havre”, réunissant Little Bob, Jack Bon, Eric Delbouis, Puce, Robert Lapassade… Le concert de Eric Bibb 4et et celui de Otis Taylor », se souvient Ludovic Chazalon. Autant de moments qui ont contribué à forger la légende du Rhino.
Le Rhino Jazz(s) dans 10 ans
Lorsqu’on lui demande de se projeter, Ludovic reste fidèle à l’esprit du festival : « Que nous puissions toujours intéresser un public qui nous fait confiance chaque année. » Un vœu simple en apparence, mais qui résume la ligne directrice du Rhino Jazz(s) Festival : rester un lieu de découverte et de rencontres, année après année.
➕ Pour en savoir plus sur le festival : https://rhinojazz.com/
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